Global Industrie · Interview salon

Global Industrie · Déclin, compétitivité et fierté industrielle

Global Industrie TV
Plateau Global Industrie TV
Déclin industriel, coût complet et réappropriation de l'industrie

Sur le plateau de Global Industrie TV, Nicolas Dujardin reconnaît le recul industriel sans le présenter comme une fatalité.

Il cite l'évolution de l'imaginaire industriel à Dunkerque et défend une lecture du coût complet : le prix facial d'un produit ne suffit pas, car la qualité, les délais, la co-construction avec les fournisseurs et la solidité de la chaîne de valeur ont aussi un prix. Il conclut sur la nécessité de reconstruire une fierté industrielle partagée avec la population.

Transcription vérifiée

La présentatrice ouvre l'émission Global Industrie TV en annonçant un échange consacré à l'état de l'industrie, à la souveraineté, à la compétitivité et au paradoxe entre décisions de long terme et attractivité immédiate.

Elle présente les invités, puis interroge Nicolas Dujardin en tant que directeur des opérations d'un groupe industriel actif notamment dans les peintures, un secteur concurrentiel.

Nicolas Dujardin répond qu'il partage le constat du déclin industriel, mais refuse de le considérer comme inexorable. Il observe la progression des start-up industrielles et l'évolution de l'imaginaire collectif. À Dunkerque, explique-t-il, l'industrie est désormais aussi associée aux gigafactories, aux batteries et à la recherche d'autonomie.

Interrogé sur l'idée que produire en France serait nécessairement plus cher, il invite à dépasser le simple prix de revient. Il évoque le coût complet de possession et de partenariat : assurance de la qualité, respect des délais, co-construction avec les partenaires et fiabilité de la chaîne de valeur.

Dans la séquence consacrée aux chiffres, Nicolas Dujardin choisit 1968 et revient sur un discours du général de Gaulle en 1966. Il y voit l'expression d'une fierté nationale liée aux progrès industriels et à l'export.

Il estime qu'une perte de cohésion s'est depuis installée entre la population, la nation et le tissu industriel. Sa conclusion est qu'il faut reconstruire la fierté d'être industriel et associer la population à cette reconquête.

La transcription a été produite à partir de la piste audio de la vidéo. Les noms propres difficiles à distinguer ont été résumés plutôt que restitués avec une précision incertaine.

Trois enseignements clés

  1. 01

    Le déclin industriel est mesurable, mais Nicolas Dujardin refuse de le considérer comme inexorable.

  2. 02

    Comparer uniquement les prix de revient masque la qualité, les délais, la co-construction et la fiabilité de la chaîne de valeur.

  3. 03

    La reconquête industrielle suppose de reconstruire une fierté nationale autour de l'industrie et d'y associer la population.

Dans Réindustrialiser autrement ou mourir

Cette intervention rejoint les passages de Réindustrialiser autrement ou mourir consacrés au coût complet, à la compétitivité et à la nécessité de reconstruire un imaginaire industriel positif.

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Nicolas Dujardin
directeur des opérations (COO), groupe Océinde · Head of Public Affairs
Auteur de Réindustrialiser autrement ou mourir (Éditions de l’Aube, 5 juin 2026).